Humour Informatique

Et si ma voiture était sous Windows...

GENERAL MOTORS : Et si ma voiture était sous Windows...

Lors d'un salon informatique (ComDex), Bill Gates a comparé l'industrie informatique avec l'industrie automobile pour obtenir la conclusion suivante :

- Si General Motors (GM) avait eu la même progression technologique que l'industrie informatique, nous conduirions aujourd'hui des autos coûtant 25 dollars et parcourant 1000 miles avec un gallon d'essence.

A cette phrase, General Motors (par Mr. Welch en personne) répondit ouvertement les choses suivantes lors d'une conférence de presse:

- Si General Motors avait développé sa technologie comme Microsoft, les voitures que nous conduirions aujourd'hui auraient les propriétés suivantes:

  1. Votre voiture aurait un accident sans raison compréhensible 2 fois par jour.
  2. Chaque fois que les lignes blanches seraient repeintes, il faudrait racheter une nouvelle voiture.
  3. Occasionnellement, une auto quitterait l'autoroute sans raison connue. Il faudrait simplement l'accepter, redémarrer l'auto et reprendre la route.
  4. Parfois, lors de manoeuvres particulières, comme par exemple prendre une courbe à gauche, l'auto ferait un simple tout droit et refuserait de repartir. Pour cela, il faudrait procéder à un échange standard du moteur.
  5. Les autos ne seraient livrées qu'avec un seul siège, car il faudrait choisir entre « CAR95 » ou « CARNT ». Chaque siège supplémentaire devrait être commandé à l'unité.
  6. Macintosh développerait des voitures fonctionnant à l'énergie solaire, fiable, cinq fois plus rapides et deux fois plus légères. Mais elles ne pourraient emprunter que 5% des routes.
  7. Les témoins d'huile, de température et de batterie seraient remplacés par un unique témoin « Défaillance générale »
  8. Les sièges exigeraient que chaque passager ait la même taille et le même poids.
  9. L'Airbag demanderait « Êtes-vous sûr? » avant de s'ouvrir.
  10. Occasionnellement la condamnation centralisée de la voiture se bloquerait. Vous ne pourriez alors la rouvrir qu'au moyen d'une astuce, comme par exemple simultanément tirer la poignée de la porte, tourner la clé dans la serrure et d'une autre main attraper l'antenne radio.
  11. General Motors vous obligerait à acheter avec chaque voiture un jeu de cartes routières Deluxe de la société RandMcNally (depuis peu filiale de GM), même lorsque vous ne souhaitez pas ou vous n'avez pas besoin de ces cartes. Au cas ou vous ne prendriez pas cette option, la voiture roulerait 50% moins vite (ou pire). A case de cela GM deviendrait une cible fréquente de procès.
  12. A chaque fois que GM sortirait un nouveau modèle, chaque conducteur devrait réapprendre à conduire, car aucune des commandes ne fonctionnerait exactement comme dans les modèles précédents.
  13. Enfin, il faudrait appuyer sur le bouton « Démarrer » pour stopper le moteur.

 

Ingénieur Système, un métier d'avenir ?

INGÉNIEUR SYSTEME : Un métier d'avenir ?

Je suis ingénieur système, je sais, je ne devrais pas m'en vanter.

Lorsqu'on me demande quel est mon métier il m'arrive de plus en plus souvent de répondre « je suis dans l'informatique ». Cette vague formulation a au moins le mérite de m'éviter la lueur de haine méprisante qui apparaît instantanément dans l'oeil de l'interlocuteur le mieux dispose au simple énoncé de mes coupables occupations. Je suis lâche. La prochaine fois je répondrai tueur à gages, le relâchement des moeurs étant ce qu'il est, cela devrait moins choquer.

C'est un métier gratifiant à bien des points de vue, c'est vraisemblablement le seul où le néophyte qui vient d'ouvrir son premier carton d'ordinateur se sent en mesure de vous expliquer votre métier dans le quart d'heure qui suit le montage de sa bécane.

A ma connaissance conduire une voiture ne transforme personne en mécanicien, pas plus que raboter une porte ne fait de vous un ébéniste, mais taper sur un clavier fait de tout un chacun un informaticien. On n'arrête pas le progrès.

N'allez surtout pas croire que je veux garder pour moi les clés du savoir et en tenir éloigné le vulgum. Que je regrette le temps ou les ingénieurs système détenaient le pouvoir abrités derrière leurs incantations absconses ! Nenni. Bien au contraire, étant d'un naturel assez paresseux, pour ne pas dire d'une fainéantise crasse, je préfère de très loin un utilisateur qui se débrouille sans moi. Mais je reste persuadé qu'informaticien c'est aussi un métier.

Par contre, je regrette - parfois - le temps ou le métier consistait à surveiller un VAX, ceux qui ont connu cela savent à quel point c'était reposant, ou alors à rebooter une station Unix tous les trente-six du mois pour justifier son existence.

Avec l'arrivée des PC et surtout de Windows nous sommes entrés de plein pied dans ce que l'on pourrait appeler l'ère du Chapelier Fou, c'est à dire l'irruption de l'irrationnel dans ce qu'il a de plus poétique et de moins maîtrisable au beau milieu d'un monde jusque là bien tenu. En vertu d'un darwinisme élémentaire il a bien fallu s'adapter. Aujourd'hui être Ingénieur Système dans le monde merveilleux de PetitMou, c'est être un hybride monstrueux, un mélange aussi subtil qu'indéfinissable de chaman, de Ménie Grégoire, de Dédé la Bricole, de Bobologue, de charlatan et de psychopathe.

Je ne remercierai jamais assez Bill Gates pour avoir transformé un métier relativement terne et basé sur une approche bêtement technique et rigoureuse des faits, en challenge quotidien, nécessitant une remise en question permanente à l'échelle du quart d'heure.

Quoi de plus stimulant sinon de savoir que résoudre un problème ne viendra en aucune façon enrichir ce qu'il est convenu d'appeler l'expérience, puisque le même problème nécessitera lorsqu'il se posera a nouveau une solution radicalement différente. On évite ainsi la sclérose intellectuelle consécutive aux automatismes.

Résoudre un problème nécessite une imagination à côté de laquelle le récit d'un trip sous champignons hallucinogènes pourrait passer pour le compte-rendu de l'assemblée générale des actionnaires de la Société Nouvelle des Aciéries Mouchabeuf. Le cartésianisme n'est pas un atout mais un grave handicap vous empêchant d'aborder les hypothèses les plus farfelues. Et il faut bien cela quand après avoir éliminé les causes raisonnables de dysfonctionnement vous êtes amené à envisager le reste, qui se situe généralement tout de suite entre les histoires de petit lutin et la quatrième dimension. La seule chose que je me refuse encore à pratiquer c'est l'imposition des mains et le voyage à Lourdes, plus par réaction de mécréant que par doute quant a l'efficacité des méthodes en question. Je sens qu'avec l'arrivée de Windows 98 il va me falloir opérer une révision déchirante quant à mes convictions profondes.

Quand je pense que certains recherchent les paradis artificiels, et que l'on me paye pour être en état perpétuel d'hallucination. La vie est bien injuste, allez.

Tout cela serait finalement bien monotone s'il n'y avait l'utilisateur, car il existe l'utilisateur ! c'est vous et moi ! Victime d'une intoxication à l'échelle planétaire, d'un gigantesque et collectif lavage de cerveau il s'imagine qu'il va pouvoir tirer quelque chose de sa bécane, être productif, voire même dans les cas les plus graves envisager un retour sur investissement.

Aujourd'hui l'utilisateur, perverti par des slogans pernicieux du style : « Jusqu'où irez-vous ? » ; exige que ça marche, et c'est bien là où tout se gâte, le décalage entre cette légitime attente et ce que l'illumine de Redmond est capable d'apporter me déprime. « Jusqu'où irez-vous ? » : jusqu'à l'asile le plus proche sans doute.

Comment voulez-vous qu'un truc qui est à un système d'exploitation ce que Mireille Mathieu est à Edith Piaf, ce bricolage improbable écrit avec les pieds par une nuée de pervers schizos puisse fonctionner.

Le mensonge le plus grossier colporte par les sectateurs microsoftiens est celui selon lequel un PC convenablement équipe de l'inénarrable Windows et du fourbi Office dont j'ai oublié le millésime car il change en permanence, fonctionnerait seul et sans assistance.

Le récit d'une journée ordinaire au royaume du Chapelier Fou contredit quelque peu cette idyllique vision du meilleur des mondes possible. Ce doit être une question de numéro de version, sans doute.

Mardi 8 heures

Le calme avant la tempête, je peux l'esprit en repos me consacrer à un projet qui me tient à coeur; émuler une calculette quatre opérations sur un VAX de la série 8000. Je tenterai l'inverse des que j'aurai mené à bien cette partie.

Mardi 9 heures

Un premier coup de téléphone laconique, « Tu peux venir jeter un coup d'oeil, mon PC est bloqué », sous cette apparence anodine peut se dissimuler le cauchemar le plus absolu, les raisons qui peuvent amener un PC à se bloquer sont légions, la première étant d'appuyer sur le bouton marche. Je suis d'autant plus inquiet que mon client est un dingue de la vitesse. C'est un peu l'équivalent du chauffard, il parle de bus AGP là où les autres parlent de carburateur double corps, mais la démarche est la même, aller le plus vite possible en semant la terreur sur son passage. Profitant d'un instant d'égarement de son chef de service il a réussi à se faire payer le dernier Pentium à 333 Mhz, ce qui lui permet de gagner cinq secondes sur la mise en page de sa feuille de calcul. C'est comme on le voit une avancée considérable à la mesure de l'investissement consenti. Je le trouve un peu déprimé car on annonce déjà le Pentium à 400 Mhz ou plus et il contemple avec amertume ce qu'il considère déjà comme l'équivalent d'une caisse a savon.

J'essaye de le réconforter en lui disant qu'avec la bête qu'il possède, il devrait éviter d'ouvrir deux fenêtres en même temps pour ne pas faire de courants d'air. Une boutade bien innocente, c'est le côté Ménie Grégoire de la profession, mais je sens bien qu'il n'y croie pas. Les grandes douleurs sont souvent au-delà des mots.

Mais revenons à nos moutons, PC bloqué. Effectivement passe le démarrage tout ce que nous obtenons c'est un sablier désespérément fige, je suis tenté de répondre que c'est parfait pour faire des oeufs a la coque mais quelque chose dans son air égaré me dit que je ferais aussi bien de me taire. C'est alors que j'envisage du coin de l'oeil un CD-ROM offert par PC truc « Mesurez les performances de votre PC », eh oui ! Ca ne sert à rien d'aller vite encore faut-il pouvoir l'exprimer en Business Graphics, WinMark 98, High End Disk WinMark 98 et autres CPUMark32, c'est requis pour humilier à l'heure du café les ploucs avec leurs Pentium 133.

Je lui demande si par le plus grand des hasards il n'aurait pas monté ce truc la sur sa machine, je connais la réponse. Il est d'ailleurs mentionné en tout petit sur le CD que l'installation de cette suite de tests devrait être effectuée sur une machine quasi vierge et pas sur un système normalement opérationnel, « cela pouvant provoquer des dysfonctionnements ». Des « dysfonctionnements », tu l'as dit bouffi. Diagnostic; je t'envoie quelqu'un pour te remettre un système d'équerre celui-ci étant parti en villégiature à la campagne, pour une durée indéterminée. Rendez-vous est pris pour la parution du prochain CD de tests de PC machin. Au suivant.

Mardi 10 heures

Juste le temps de constater le plantage d'un serveur NT. Quelqu'un a vraisemblablement éternué devant, c'est très sensible comme système. Bon, reset, redémarrage, la routine quoi. Deuxième coup de téléphone « Tu n'aurais pas cinq minutes des fois, il se passe parfois des choses curieuses sur ma machine ». Connaissant mon correspondant la seule chose curieuse dans tout cela c'est le parfois, il est stupéfiant que ce ne soit pas toujours.

C'est qu'il s'agit de la variété dite de « l'esthète taquin », épouvanté par l'uniformité il a installé sur sa machine tous les thèmes possibles, le pointeur de souris est un calamar, le sablier une horloge Comtoise, l'économiseur d'écran qui se déclenche toutes les minutes est un jeu de baston intergalactique avec force sifflements et explosions. Car il a bien évidemment une carte son.

C'est indispensable pour reproduire le rire de Johnny Hallyday selon les Guignols de l'info, rire qui accompagne les messages d'avertissement. Tout cela est un peu perturbant. Ayant de surcroît accès à l'Internet il a récupéré et installe tous les sharewares possibles, il n'y a plus aucune pièce d'origine sur sa machine, il a tout remplacé et il est seul à pouvoir s'en servir. Il est assez surprenant qu'il ne soit obligé de rebooter sa machine qu'une fois par heure. Je suis peut-être injuste envers PetitMou.

A l'intérieur de tout grand logiciel il en existe plusieurs petits qui ne demandent qu'à sortir, là c'est la grande évasion, il suffit de coller l'oreille contre le boîtier pour les entendre se carapater. Tout ce joli monde doit se battre en permanence pour prendre le contrôle du système. C'est un cas désespéré. Je m'en sort lâchement en lui disant d'aller récupérer sur www.crap.com la dernière version de son anti-virus/gestionnaire de fichiers/explorateur/compacteur- /logiciel de sauvegarde/éditeur de textes/navigateur Internet, et me tire vite fait sans toucher à la souris de peur de déclencher un Tchernobyl dans sa machine. Au suivant.

Mardi 11 heures

De retour dans mon bureau je constate le plantage d'un autre serveur NT, par solidarité avec le premier sans doute. L'instinct grégaire ou le début d'un mouvement de revendications. A surveiller. Autre coup de téléphone, en provenance d'une espèce bien particulière, la variété qui se shoote à la presse informatique, on ne dira jamais assez les ravages que cela peut provoquer. Stratège planétaire, il m'explique comment l'introduction de Java dans les entreprises va révolutionner la façon dont nous envisageons l'informatique. Comment Sun va bouffer Microsoft à condition qu'Oracle s'allie avec Apple et que Compaq ne vienne pas jouer les troubles fête. Il me prédit la mort prochaine d'Intel victime de ses challengers, et écrase sous son gigantisme. Au bout d'un moment atterré par toutes ces apocalypses à venir, je ne sais plus très bien ou j'habite et c'est légèrement comateux que je raccroche en espérant ardemment que tout cela voudra bien patienter jusqu'à ma retraite.

Mardi 13 heures

Coup de téléphone angoissé en provenance d'une secrétaire : « Quand je lance mon Word avec un document que j'ai tapé hier, j'ai le message suivant; cette application va s'arrêter car elle a effectué une opération non conforme ». Je suis tenté de lui répondre qu'il s'agit là d'un fonctionnement normal de l'application, mais je m'abstiens. Son désarroi est sincère et la perte de plusieurs heures de travail ne porte pas à rire.

Bon en route vers de nouvelles aventures. Cette charmante personne au demeurant, appartient à la catégorie de ceux qui considèrent l'introduction de l'informatique dans leur quotidien comme une calamité. L'espèce de truc ronronnant qu'on lui a posé sur son bureau est pour elle, visiblement habité par un esprit hostile et rebelle à toute collaboration avec le genre humain. Elle a bien essayé de l'apprivoiser en le banalisant, en installant un pot de fleurs sur le boîtier et la photo de ses gosses sur l'écran, mais rien n'y fait, habité d'une vie propre il s'ingénie à lui pourrir l'existence.

Elle serait, je crois soulagée, si je suspendais des gousses d'ail et des crucifix au plafond et aspergeais sa machine d'eau bénite, c'est le côté chaman de la profession.

A la vingtième tentative je réussis à charger son document sans déclencher l'infamant message de vacances pour cause de non-conformité des opérations effectuées par l'application, il s'agissait d'un tableau coupé par un saut de section, quelque chose de tellement grave selon Microsoft que cela méritait un plantage radical. Peut-être qu'une destruction totale de la machine aurait été plus appropriée, je les trouve un peu laxistes ces temps ci. Problème corrigé. Au suivant.

Mardi 15 heures

De suivant, il n'y en eut point ce jour la, je terminais ma journée tranquillement entre deux Reboot de serveur NT, et mes travaux sur la reconversion d'un VAX en calculette. J'en étais à la soustraction, je ne désespérais pas d'arriver à la division à l'horizon 2005. J'aurai certainement besoin de 512 Mégas de mémoire vive supplémentaire pour l'implémenter, c'est le directeur financier qui va encore râler.

C'est une certitude demain amènera son nouveau lot de victimes. Si tous ces gens savaient qu'au fond je ne maîtrise guère plus qu'eux tout cela, que le métier est de bien peu de secours quand Word ou Excel ou que sais-je, se bauge lamentablement, que le temps ou une entreprise vivait sur des applications maisons est définitivement révolu.

Bah ! Je fais comme si je dominais, c'est ce qu'ils attendent de moi, c'est le côté charlatan du métier. Et puis ils ont au moins quelqu'un d'identifié à engueuler.

Quant a moi je m'endors tous les soirs en rêvant aux tortures que je ferais subir à Bill Gates s'il venait à me tomber sous la main. C'est le côté psychopathe du métier.

 

Quel est le genre du mot ORDINATEUR ?

Quel est le genre du mot ORDINATEUR ?

Cette question a été posée à deux groupes d'experts, l'un constitué de femme, l'autre constitué d'hommes. Il a été demander à chaque groupe de donner 4 raisons justifiant leur choix.

Le groupes des femmes a conclu que l'ordinateur était un mot masculin car :

  • bien que plein d'information il n'a aucune imagination,
  • pour capter son attention, il faut l'allumer,
  • il est supposé vous aider mais la majeure partie du temps, il est LE problème,
  • dès que vous vous engagez avec, vous réalisez que vous auriez eu un modèle plus performant en attendant un peu.

Le groupe des hommes a conclu qu'ordinateur était un mot féminin car :

  • personne, sauf son créateur ne comprend sa logique interne,
  • le langage natif qu'elle utilise pour dialoguer avec un autre ordinateur est incompréhensible de tous,
  • la moindre petite erreur est stockée en mémoire pour être ressortie au moment le plus inoportun,
  • dès que vous vous engagez avec une, vous découvrez que vous devez depenser la moitié de votre salaire en accessoires.

 

 

Votre ordinateur est-il compatible avec NO_SMOKE ?

Votre ordinateur est-il compatible avec NO_SMOKE ?

Après avoir eu des problèmes avec son ordinateur, un pauvre utilisateur, ignorant, appelle au téléphone l’équipe de support technique du fabricant de cet ordinateur, espérant obtenir un peu d’aide :

Technicien : Support technique, bonjour ! Comment puis-je vous aider ?

Client : Il y a de la fumée qui sort de l’alimentation de mon ordinateur

Technicien : Il va sans doute vous falloir une nouvelle alimentation !

Client : Non, Non, certainement pas ! Je dois seulement changer les fichiers de configuration.

Technicien : Monsieur, s’il y a de la fumée qui sort de l’alimentation, c’est que l’alimentation est grillée. Il va falloir vraiment la remplacer !

Client : Pas question ! Quelqu’un m’a dit qu’il suffisait de changer la configuration du système au démarrage pour régler ce problème. Vous n’avez qu’à me dire quelle est la bonne commande à exécuter…

Après dix minutes, malgré tous les efforts du technicien pour expliquer le problème et sa solution, le client s’entête à prétendre avoir raison et exiger qu’on lui indique la commande qui va régler ça. Le client ayant toujours raison, il ne reste plus au technicien qu’une seule façon d’agir…

Technicien : Cher monsieur, je suis désolé vous avez raison. Nous n’avons pas l’habitude de communiquer cette information à nos clients, mais il y a effectivement une commande DOS non documentée qui règlera votre problème.

Client : Je le savais !

Technicien : Ajoutez simplement la ligne " DEVICXE=DOSNOSMOKE.SYS " à la fin de votre fichier CONFIG.SYS, redémarrez l’ordinateur et tout devrait rentrer dans l’ordre. Appelez-moi si vous avez le moindre problème.

Une dizaine de minutes plus tard, le client rappelle le technicien.

Client : Ca n’a pas marché. L’alimentation fait encore de la fumée…

Technicien : Ah ! Dites-moi, quelle version de DOS utilisez-vous ?

Client : MS-DOS 6.22

Technicien : Voilà le problème ! Cette version de DOS n’inclut pas NOSMOKE. Il vous faudra appeler Microsoft et leur demander de vous envoyer une mise à jour. Tenez-moi au courant du résultat de votre appel.

Environ une heure plus tard, le même client rappelle.

Client : J’ai besoin d’une nouvelle alimentation…

Technicien : Pas de problème, je vous l’envoie aujourd’hui même, mais dites-moi, comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

Client : Eh bien, j’ai appelé Microsoft et j’ai répété à leur technicien ce que vous m’aviez dit. Après une longue discussion, il m’a demandé la marque et le modèle de mon alimentation…

Technicien : Et qu’est-ce qu’il vous a dit ?

Client : Il a dit que mon alimentation n’était pas compatible avec NOSMOKE…

 

Petite Amie Version 1

Petite Amie Version 1

On ne devrait jamais modifier un environnement de travail qui vous donne satisfaction !

Tenez, l'année dernière par exemple, un de mes amis, bien que pleinement satisfait des services que lui rendait PETITE AMIE (en version 1.0) a pourtant décidé, attrait de la nouveauté, crise de déprime, allez savoir ... de sauter le pas et de s'offrir directement l'upgrade complet, à savoir EPOUSE (toujours en version 1.0).

Il a rapidement découvert qu'EPOUSE 1.0 accaparait presque toute sa mémoire et ne laissait que très peu de place pour les autres applications... De plus, il vient de s'apercevoir qu'EPOUSE 1.0 était maintenant entrée dans un processus d'auto-reproduction, sur une durée prévue de neuf mois, et que ce phénomène entraînerait quoi qu'il advienne un nouveau et important gaspillage de ressources systeme...

Bien entendu, aucune mention de cet étrange comportement ne figurait dans la documentation dont il disposait au moment de l'achat, bien que d'autres utilisateurs l'aient pourtant averti que ce risque existait bel et bien, en raison, disaient-ils, de la nature même de cette application.

Le pire en définitive, c'est qu'EPOUSE 1.0 s'installe de manière telle à toujours démarrer en premier, dès l'allumage du système, ce qui lui permet non seulement de contrôler toutes les activités qui se produisent ensuite dans l'environnement, mais aussi d'interférer avec elles, voire même d'en empêcher purement et simplement le lancement...!

Mon ami s'est en effet aperçu avec effroi que le système lui refusait dorénavant tout accès à diverses applications, comme BELOTTE-AVEC-LES-COPAINS (version 10.3), TOURNEE-DES-BISTROTS (version 2.5) et SORTIE-TOUTE-LA-NUIT (version 7.0), applications auxquelles il tenait énormément, et qui fonctionnaient jusque la sans problème !

S'il s'obstinait néanmoins à vouloir les lancer, le comportement du système tout entier devenait instable et même imprévisible, ce qui conduisait généralement à un crash complet avec la nécessite d'un réallumage à froid avec les conséquences que l'on devine aisément...

De plus, lors de l'installation, EPOUSE 1.0 ne fournit malheureusement aucune option permettant de désinstaller les innombrables plugins et autres addons indésirables dont elle fait par ailleurs grand usage (nouveau gaspillage de ressources système), tels BELLE-MAMAN 55.8 (qui occupe énormément de place) et BEAU-FRERE (celui-là hélas toujours en phase Bêta).

Pour couronner le tout, les performances globales du système semblent diminuer de jour en jour au point que mon ami envisage carrément de changer d'application !

Il a d'ailleurs dressé une liste des caractéristiques qui devraient selon lui être obligatoirement implementées dans la version d'EPOUSE 2.0 (annoncée pour très bientôt)

  • Un bouton « ne me le rappelle pas sans arrêt »
  • Un bouton « réduction en tant que simple icône »
  • Une procédure simple qui permettrait d'installer EPOUSE 2.0 avec la possibilité de la désinstaller à tout moment sans risque de perdre le contenu du cache ou d'autres ressources système vitales
  • La possibilité de couper le son (et même l'image)
  • Une procédure de sécurité qui interdirait à EPOUSE 2.0 de s'accaparer toutes les ressources sans prévenir et de les utiliser à son gré
  • Une maintenance plus aisée, et surtout moins coûteuse
  • Un mode d'emploi clair et bien conçu
  • Une garantie « satisfait ou remboursé »

Devant les innombrables déboires de mon ami, j'ai pour ma part préféré m'éviter de pareilles insomnies en renonçant à EPOUSE 1.0 et en m'en tenant plus modestement à PETITE AMIE (en version 6.0 tout de même)

Cependant, cette sage décision ne va pas sans différents problèmes...

Apparemment, il est impossible d'installer PETITE AMIE 6.0 au dessus de PETITE AMIE 5.0 (et de même pour les versions antérieures). Chaque nouvelle version exige en effet au préalable la désinstallation complète des précédentes. Divers utilisateurs m'ont par ailleurs signalé qu'il s'agissait là d'un bug récurrent (et inhérent à ce type d'applications) auquel j'aurais dû prêter davantage attention.

De même, il semblerait que toutes les versions de PETITE AMIE provoquent des conflits inextricables en cas d'usage en temps partagé. On serait tout de même en droit de s'attendre à ce qu'un bug aussi ridicule soit résolu depuis longtemps !

Comme si cela ne suffisait pas, le programme de désinstallation de chaque version de PETITE AMIE ne fonctionne pas très bien et laisse différentes traces de l'application à l'intérieur du système, traces qui finissent par s'accumuler et par occuper une place considérable sans qu'il soit toujours possible de les repérer et de procéder à leur nettoyage.

Il arrive même qu'une version que l'on croyait pourtant définitivement effacée du système refasse son apparition à un moment ou à un autre, mais toujours de manière aléatoire et particulièrement inopportune : au moment où vous êtes en train d'installer une nouvelle version par exemple...

Un autre truc idiot : TOUTES les versions de PETITE AMIE font régulièrement apparaître un message vantant les avantages qu'il y aurait à passer directement à la version complète, à savoir EPOUSE 1.0, et parfois, comme dans le cas de mon infortune ami, ce harcèlement se révèle efficace !


Principaux incidents répertoriés


  • EPOUSE 1.0 contient un bug important, qui ne figure pas dans la documentation d'origine, mais qui se manifeste dans certaines circonstances bien précises : si vous essayez d'installer MAITRESSE (toutes versions, y compris la XX) sans désinstaller EPOUSE 1.0 au préalable, la seconde provoque immédiatement un effacement complet et irréversible des fichiers de Microsoft MONEY (ou de tout autre programme de gestion des finances personnelles). Ensuite, MAITRESSE refuse de s'installer en affichant le message « Ressources Insuffisantes »

    -> Solution : essayer d'installer MAITRESSE sur un autre système, sans connexion réseau avec le premier, et éviter tout programme de transfert d'applications comme LAPLINK ou autre. Soyez également attentifs à d'autres applications dont on sait qu'elles pourraient comporter des virus capables d'affecter EPOUSE 1.0. Une autre solution consiste à n'utiliser MAITRESSE que via un réseau et sous un nom d'emprunt, mais attention à nouveau aux virus qui peuvent accidentellement être téléchargés de cette manière !

  • EPOUSE 1.0 (et dans un moindre mesure ETITE AMIE) est une application relativement instable qui nécessite une maintenance régulière et beaucoup de soins sous peine de se bloquer totalement. Un tel événement est malheureusement imprévisible mais occasionne souvent d'importants dégâts, notamment financiers

    -> Solution : dans un tel cas, il semblerait que l'usage répété de la touche « Échappement » soit la seule issue possible...

  • Même si la documentation (par ailleurs succincte) qui l'accompagne prétend le contraire, gardez toujours à l'esprit qu'EPOUSE 1.0 reste une application particulièrement gourmande en ressources système (à cet égard PETITE AMIE est généralement moins exigeante). La configuration minimale nécessaire à son installation se révèle donc dans la réalité bien trop étriquée pour un usage simplement « confortable ».

    -> Solution : nous ne saurions trop vous conseiller de multiplier par deux les chiffres de ressources renseignés au chapitre « Configuration minimale requise » avant de décider d'installer ou non EPOUSE 1.0. Il semblerait d'autre part qu'un accroissement régulier et conséquent des ressources de votre système soit la meilleure garantie pour un fonctionnement régulier et satisfaisant de cette application.

 

Théorème du Salaire

Théorème du Salaire

Le « Théorème du Salaire » de Dilbert établit que « les Ingénieurs et les Scientifiques ne peuvent jamais gagner autant que les hommes d'affaires et que les commerciaux ».

Ce théorème peut maintenant s'appuyer sur une démonstration mathématique qui s'appuie elle même sur les deux postulats suivants :

  • Postulat n°1 : La Connaissance, c'est la Puissance
  • Postulat n°2 : Le Temps, c'est de l'Argent

Tout ingénieur sait que :

Puissance = Travail / Temps

Puisque :

Puissance = Connaissance &npsp;et  Temps = Argent

donc :

Connaissance = Travail / Argent

On obtient alors facilement :

Argent = Travail / Connaissance


Ainsi , si la Connaissance tend vers zéro, l'Argent tend vers l'infini, sans trop se soucier de la charge de travail faite qui, même faible, n'est pas nulle.

Conclusion : Moins vous en connaissez, plus vous gagnez d'argent c'est scientifiquement prouvé !!!

 

Manifeste des VÉRITABLES

Manifeste des VÉRITABLES

Auteur inconnu.

Texte trouvé sur un réseau informatique américain. Récupèré et traduit par CAP SOGETI dans la chronique Toulousaine.


Il était une fois, au bon vieux temps (durant ce qu'on appelle l'âge d'or de l'informatique) il était facile de distinguer les HOMMES des JEUNOTS (la tradition les désigne aussi respectivement par les dénominations de VÉRITABLES et de VISAGES-PALES). A cette époque, les VÉRITABLES étaient ceux qui connaissaient la programmation des ordinateurs, et les VISAGES-PALES étaient ceux qui ne la connaissaient pas. Les véritables préféraient des mots comme « DO 10 K = 1, 10 » ou encore « ABEND ». Ils ne parlaient d'ailleurs qu'en majuscules. Le reste du monde disait des choses du genre « Les ordinateurs sont trop compliqués pour moi » ou bien encore « Les ordinateurs ne me disent rien, ils sont trop impersonnels ». Des recherches récentes ont d'ailleurs montré que les VÉRITABLES n'ont besoin de rien dire à personne, et qu'en plus ils n'ont pas peur d'être impersonnels.

Cependant, comme toujours, les choses évoluent. Nous sommes dans un monde où les brâves mêmes peuvent disposer d'un ordinateur dans leur four à micro-ondes, où les gosses de 12 ans peuvent ridiculiser un VÉRITABLE aux ASTÉROÏDS ou au PAC-MAN, et où n'importe qui peut acheter et même comprendre son propre ordinateur personnel. Les VÉRITABLES risquent fortement l'extinction, sous la concurrence des lycéens avec leurs MAClNTOSH.

Il est donc clairement- urgent de mettre en évidence les différences entre un lycéen joueur de PAC-MAN typique et un VÉRITABLE . En soulignant cette différence, nous montrons ainsi à des gosses un modèle à suivre, une aspiration de perfection, une figure paternelle. Cela contribuera aux employeurs de VÉRITABLES , pourquoi ce serait une erreur de remplacer ceux-ci par des lycéens joueurs de PAC-MAN (quelles qu'en soient les économies de salaire réalisées).


Les langages de programmation.

Le critère le plus simple pour repérer un VÉRITABLE dans la foule est son langage de programmation. Les VÉRITABLE utilisent le FORTRAN, les VISAGES PALES utilisent le PASCAL. Niklaus Wirth. le concepteur de PASCAL participait à une conférence. On lui demanda comment il fallait prononcer son nom. Il répondit « vous pouvez soit faire un appel par nom en prononçant "Wiirt", ou faire un appel par valeur, en prononçant "Woort" ». Visiblement, on peut détecter par cette réponse que Niklaus Wirth est un VISAGE PALE. Les VÉRITABLES eux, ne connaissent qu'un seul mécanisme de passage de paramètre, l'appel par adresse, qui est implémenté dans les compilateurs FORTRAN-G et H des IBM/370. Les VÉRITABLES n'ont pas besoin de tous ces concepts abstraits pour effectuer leur boulot, ils se contentent d'une perfo, d'un compilo FORTRAN et d'un café.

  • Un VÉRITABLE fait du traitement de listes en FORTRAN.
  • Un VÉRITABLE fait des manipulations de chaînes de caractères en FORTRAN.
  • Un VÉRITABLE fait de la comptabilité (pour autant qu'il en fait) en FORTRAN.
  • Un VÉRITABLE fait des programme d'intelligence artificielle.

S'il ne peut le faire en FORTRAN, il le fait en Assembleur. S'il ne peut le faire en Assembleur, c'est que ça ne vaut vraiment pas au tout la peine d'être programmé.


La programmation structurée

Ces derniers temps, les autorités académiques en informatiques sont tombées d'accord sur la manie de la programmation structurée. Elles prétendent que les programmes sont plus faciles à comprendre quand leurs auteurs pratiquent des techniques ou langages spéciaux de programmation. Ces savants ne sont pas tous d'accord sur quels langages ou quelles techniques il faut utiliser, et leurs exemples en général sont faits de manière à tenir sur une page de publication scientifique, visiblement insuffisant pour convaincre qui que ce soit.

Quand j'étais sorti de l'école, je pensais être le meilleur programmeur au monde. Mon programme de morpion était imbattable, je programmais en 5 langages différents et j'étais cap d'aligner un programme de 1000 lignes qui MARCHAIT du premier coup (OUI!).

Mon premier boulot dans le monde VÉRITABLE fut de lire et de comprendre un programme de 200.000 instructions FORTRAN, puis de diviser par deux son temps d'exécution. Tout VÉRITABLE vous dira que la programmation structurée ne vous est pas d'un grand secours pour résoudre ce genre de problème. Il faut du TALENT.

Voici quelques observations sur l'attitude des VÉRITABLES vis a vis de la programmation structurée.

  • Un VÉRITABLE ne craint pas d'utiliser les GOTOs
  • Un VÉRITABLE peut écrire une boucle DO de cinq pages sans se mélanger les pinceaux.
  • Un VÉRITABLE préfère les IF arithmétiques, ça prend moins de place mémoire.
  • Un VÉRITABLE est capable d'écrire du code auto-modifiant, si ça fait gagner 20 nanosecondes.
  • Un VÉRITABLE n'a pas besoin de commentaires, il préfère se fier au code.
  • Un VÉRITABLE n'a pas besoin de IF structuré, de REPEAT. de CASE ... 0F, tout ça peut se simuler en FORTRAN, au besoin en faisant des ASSIGN, GOTO.

Les structures de données reçoivent aussi beaucoup de publicité ces temps-ci. Les types de données abstraits, les pointeurs, les listes et les chaînes de caractères sont devenus populaires pour certains milieux. Wirth, le VISAGE PALE susnommé, a même écrit un bouquin prétendant que vous pouvez écrire des programmes en partant des structures de données au lieu de faire l'inverse.

Ainsi que le sait tout VÉRITABLE , la seule structure de données réellement utile est le tableau. Les listes, les structures, les chaînes de caractères, les ensembles, tout ça sont des variétés de tableau et peuvent se programmer comme tels sans se compliquer la vie avec des distinguos subtils.

La pire des contraintes avec cette fantaisie de types de données est que vous êtes obligés de les déclarer, et vous savez bien qu'un VÉRITABLE langage de programmation doit reconnaître implicitement le type de données sur le premier des six caractères du nom de la variable.


Les systèmes d'exploitation.

Quel est le type de système d'exploitation qui est utilisé par les VÉRITABLES ?

MS-DOS? Dieu merci non ! Après tout, MS-DOS est un système d'exploitation joujou. Même les petites mémées et les lycéens peuvent comprendre et utiliser MS-DOS.

UNIX est bien sur un peu compliqué. Un hacker typique sous UNIX n'arrive jamais à se souvenir quel est le nom de la commande PRINT en cours de validité pour la semaine.

Mais quand on y pense un peu, UNIX n'est qu'un jeu vidéo un peu mis en valeur. On ne travaille pas sérieusement sur UNIX, on se borne à envoyer des vannes au monde entier par UUCP, à écrire des jeux d'aventure ou à rédiger des articles scientifiques pour publication.

Non, un VÉRITABLE travaille sous OS/370. Un bon VÉRITABLE peut arriver à trouver dans son manuel JCL la signification de l'erreur IJK305I qu'il vient d'avoir. Un VÉRITABLE fortiche peut écrire du JCL sans consulter ce manuel du tout. Un VÉRITABLE carrément extra peut trouver des bugs enfouis dans un dump mémoire de 6 Megaoctets sans utiliser une calculatrice hexadécimale.

OS/370 est véritablement un système d'exploitation remarquable. Il est possible là dessus de détruire des journées de travail avec un blanc mal placé, ce qui incite les équipes de programmation a une plus grande concentration mentale. La meilleure manière pour aborder le système OS/370 est par une perforatrice de cartes. Certains prétendent qu'il existe un time-sharing sur OS/370, mais une étude minutieuse a montré le contraire.


Les outils de programmation.

Quel outil un VÉRITABLE emploie-t-il? En théorie, il pourrait rentrer ses programmes directement par les clés du panneau frontal de son ordinateur. C'était effectivement le cas a l'occasion du temps où les machines avaient encore cet accessoire. il fut un temps où un VÉRITABLE connaissait typiquement par coeur son boot en hexa et le rentrait à chaque fois qu'il lui arrivait de l'écraser avec son programme.

C'était aussi le temps où la mémoire était véritable, et ne s'en allait pas quand on coupait le jus. De nos jours, les mémoires oublient ce qu'on leur demande de retenir, et gardent des choses qu'elles feraient mieux d'écraser. La légende dit que Seymour Cray, le père du Superordinateur CRAY I et de la plupart des Control Data a rentré aux clés le premier système d'exploitation du CDC-7600 quand celui-ci a démarré pour la première fois. Inutile de préciser que Seymour Cray est un VÉRITABLE .

Un de mes VÉRITABLES favoris était un ingénieur Texas Instruments. Un jour, il reçut un appel en longue distance d'un utilisateur dont le système avait crashé au milieu d'une sauvegarde importante. Jim avait alors réparé les dommages au téléphone en faisant rentrer par l'utilisateur les instructions de disk i/o aux clés, en patchant les tables systèmes en hexa et en se faisant relire les contenus des registres a l'écouteur.

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La morale de cette histoire est : Même si un VÉRITABLE utilise en général une perfo et une imprimante comme outil de génie logiciel, il peut s'en sortir en cas d'urgence avec juste un tableau frontal et une ligne téléphonique.

Dans certaines sociétés, « édition de texte » ne signifie plus de nos jours 10 ingénieurs faisant la queue devant une perfo en code 29. D'ailleurs mon lieu de travail n'a plus aucune perfo. Dans une telle situation, un VÉRITABLE doit se résigner à utiliser un éditeur de textes. La plupart des systèmes permettent le choix entre plusieurs éditeurs, et il s'agit d'en choisir un qui soit compatible avec votre style de travail. Beaucoup de personnes croient que les meilleurs éditeurs de textes du monde proviennent des laboratoires XEROX à Paolo-Alto, sur les systèmes ALTO et DORADO. Malheureusement, comment voulez-vous qu'un VÉRITABLE puisse utiliser un système d'exploitation au nom aussi ridicule que SMALLTALK, et encore moins manipuler une souris ?

Quelques-uns des concepts de ces éditeurs de XEROX se sont retrouves dans des éditeurs tournant sur des systèmes aux noms plus raisonnables (comme EMACS.VI), Le problème avec ces éditeurs est que le concept « Vous obtenez ce que vous voyez » est aux yeux d'un VÉRITABLE aussi vicieux chez un éditeur qu'il peut l'être chez une femme. En réalité, un VÉRITABLE préfère du « Vous l'aviez voulu, tant pis pour vous », du compliqué, de l'énigmatique, du mystérieux, puissant et impitoyable comme TECO pour tout dire.

On a fait remarquer qu'une séquence de commandes TECO ressemble plus à un bruit de télétransmission qu'à du texte lisible. Un jeu bien connu sur TECO consiste à taper votre nom en tant que commande et à voir ce que ça donne. N'importe quelle erreur de frappe dans TECO recèle une forte probabilité de destruction de votre programme, ou mieux encore, d'introduction des erreurs subtiles dans un sous-programme qui fonctionnait auparavant.

C'est ce qui explique pourquoi un VÉRITABLE rechigne à éditer un programme qui tourne presque. Il préfère patcher directement le binaire à l'aide d'un merveilleux outil appelé SUPERZAP (ou son équivalent sur machine non-IBM). Cela marche tellement bien que beaucoup de programmes IBM n'ont que peu de ressemblances avec le source FORTRAN. En réalité, dans de nombreux cas, on ne dispose plus du tout du source. Quand il s'agit de corriger un tel programme, aucun patron ne penserait à un autre recours qu'un VÉRITABLE : Un VISAGE PALE structuré ne saurait même pas par quoi commencer. On appelle ça : « la protection de l'emploi ».

Voici quelques outils de génie logiciel NON employés par les VÉRITABLES :

  • Les pré processeurs FORTRAN comme RATFOR ou MORTRAN. C'est bon pour les VISAGES PALES. Voir ci-dessus à propos de la programmation structurée.
  • Les aides au debuggage en langage source. Un VÉRITABLE travaille uniquement sur des dumps mémoire.
  • Les compilateurs avec des protections de débordement de tableaux. Ils brident la créativité, empêche les usages les plus intéressants de l'instruction EQUIVALENCE. Ils rendent impossible la modification des instructions système avec des indices négatifs. Et le pire de tout, c'est que ça ralentit l'exécution.
  • La gestion centralisée du code. Un VÉRITABLE garde toujours ses sources dans des bacs de cartes personnels fermes a clé.

Les VÉRITABLES au travail

En général, un VÉRITABLE joue comme il travaille avec des ordinateurs. Il trouve d'ailleurs incroyable que son boss puisse le payer pour faire quelque chose qu'il ferait de toutes manières gratos (Bien qu'il fasse attention de ne pas le dire trop fort). De temps en temps, il arrive que le VERITABLE sorte de son bureau pour respirer un bol d'air et prendre un verre de bière. Pour le reconnaître a ces moments, voici quelques trucs:

  • Dans un pot, les VÉRITABLES sont ceux qui sont dans un coin en train de discuter des protections des systèmes d'exploitation et des moyens pour les planter.
  • Dans un match de foot, le VERITABLE est celui en train de comparer le jeu avec sa simulation sur un listing.
  • A la plage, le VERITABLE est celui qui dessine des arbres programmatiques sur le sable.
  • Aux enterrements, le VERITABLE est celui qui dit « Pauvre tire, son tri tournait presque quand il a eu cetteattaque ».
  • Au supermarché, le VÉRITABLE est celui qui insiste pour faire passer lui même les canettes de bière devant le lecteur optique, si la caissière l'a mal fait la première fois.

L'habitat naturel du VÉRITABLE.

Dans quel biotope se plait le mieux le VÉRITABLE ? C'est une question importante pour les patrons de VÉRITABLES, car vu le coût d'un tel spécimen, il est préférable de leur donner un environnement tel qu'il puisse accomplir efficacement son travail.

Un VÉRITABLE typique vit devant un terminal d'ordinateur. Autour de ce terminal, on peut trouver :

  • Les listings de tous les programmes sur lesquels le VÉRITABLE a eu à travailler, empilés par ordre chronologique et ce sur toute la surface plane du bureau.
  • Environ une demi-douzaine de tasses de café froid. Occasionnellement, il peut y avoir des mégots flottants dans des tasses. Quelques fois aussi les tasses contiennent des restes de jus d'orange.
  • A moins d'un spécimen très fort, il y aura des exemplaires des manuels du JCL-OS et des principes de base ouverts à une page particulièrement intéressante.
  • Scotché Scotche au mur, on trouvera bien sur un listing calendrier SNOOPY.
  • Jonchant le sol, des emballages MARS, BOUNTI ou tout autre équivalent du genre qu'on vend dans les distributeurs et pré-rancis pour résister à leur long séjour.
  • Caché dans le tiroir supérieur gauche du bureau, un paquet de cigarillos pour les grandes occasions.
  • Sous les cigarillos, un NORMOGRAPH laissé là par l'occupant précèdent. Un VÉRITABLE , lui, n'écrit que des programmes, pas de la doc. il laisse ça aux gens de la maintenance.

Un VÉRITABLE est capable de travailler 30, 40 et même 50 heures d'une traite, sous pression intense. Les temps de réponse lents ne dérangent pas le VÉRITABLE , ils lui donnent la possibilité de faire un petit somme entre deux compiles. Si le planning n'est pas très serré le VÉRITABLE s'arrange en général pour rendre les choses plus palpitantes en passant les neuf premières semaines sur un point réduit mais intéressant du projet, puis en finissant le reste du projet la dernière semaine, en quelques marathons de 50 heures. Non seulement cela contribue à impressionner diablement son patron, qui désespérait de voir le projet finir dans les temps, mais cela lui fournit aussi une excellente excuse pour ne pas faire la doc.

En général, on peut dire:

  • Aucun VÉRITABLE ne travaille de 9 a 5 Heures (A moins que ce ne soit l'autre part de la journée).
  • Un VÉRITABLE ne porte pas de cravate.
  • Un VÉRITABLE ne porte pas de chaussures à talons.
  • Un VÉRITABLE arrive au travail à temps pour le déjeuner.
  • Un VÉRITABLE ne connaît pas ou ne se souvient pas du nom de sa femme. Mais il peut réciter par coeur la table ASCII ou EBCDIC.
  • Un VÉRITABLE ne sait pas cuisiner, les épiceries étant fermées à 3 heures du matin. Il survit avec des barres de MARS et des tasses de café.

L'avenir du VÉRITABLE

Que nous réserve l'avenir ? C'est un sujet de préoccupation pour les VÉRITABLES que les nouvelles générations de programmeurs ne soient pas élevées avec la même conception de la vie que leurs aînés. Beaucoup de ces jeunes n'ont jamais vu un ordinateur avec un panneau frontal. On peut à peine trouver un nouveau diplômé qui sache calculer en hexa sans une calculette. De nos jours, les diplômés sont des pieds tendres, protègés des réalités de la programmation par des debuggers symboliques, des éditeurs de textes qui comptent les parenthèses, et des systèmes d'exploitations « conviviaux ». Pire de tout, ces soi-disant « chercheurs » du logiciel récoltent des diplômes sans même avoir jamais appris le FORTRAN! Sommes-nous destinés à devenir une industrie de programmeurs PASCAL ou de maniaques UNIX ?

Heureusement, mon expérience vécue me dit que le futur reste radieux pour les VÉRITABLES . Ni OS/370 ni FORTRAN ne montrent de signe de faiblesse, malgré les tentatives des programmeurs PASCAL du monde entier. Même les ruses les plus subtiles comme l'introduction de la structuration dans le FORTRAN ont échoué. Bien sur, quelques constructeurs ont bien sorti des compiles FORTRAN77, mais tous offrent la possibilité de revenir au FORTRAN66 moyennant une option de compile, et permettant ainsi de compiler des boucles DO comme Dieu les a crées pour.

Mais l'avènement de UNIX peut ne pas être aussi mauvais pour les VÉRITABLES qu'on le disait avant. La dernière release de UNIX contient des potentialités dignes de n'importe quel VÉRITABLE : Deux interfaces utilisateurs différents et subtilement incompatibles, un driver TTY tortueux et compliqué, de la mémoire virtuelle. Si vous laissez de côté qu'il soit un langage structuré, le C peut se faire apprécier d'un VÉRITABLE. Après tout, il ne vérifie pas les types des variables, les noms ont seulement sept caractères (ou dix ? ou huit ?) et vous avez en plus les pointeurs (Comme si on avait les avantages du FORTRAN et de l'assembleur conjugués).Et sans oublier toutes les applications créatives et intéressantes qu'on peut faire avec le #DEFINE.

Non l'avenir n'est pas si mal. Et même, ces dernière temps, la presse populaire a mentionné que des brillantes promos de hackers quittent des temples comme le MIT ou STANFORD pour envahir le monde. L'esprit est de toute évidence en eux. Tant qu'ils existent encore des objectifs mal définis, des bugs bizarres et des plannings irréalistes, il y aura des VÉRITABLES prêts à foncer dans le tas et à résoudre les problèmes en laissant la doc pour plus tard.

LONGUE VIE AU FORTRAN !

 

Les Vrais Programmeurs

Les Vrais Programmeurs

Les vrais programmeurs ne mangent pas de quiche. Ils aiment les Mars, la bière et les apéritifs au curry qui vous arrachent la gueule.

Les vrais programmeurs n'écrivent pas d'application : ils programment 'on the bare metal'. La programmation applicative est pour les ânes qui ne savent pas faire de programmation système.

Les vrais programmeurs n'écrivent pas de cahier des charges. Les utilisateurs doivent être reconnaissants, quelque soit le programme qu'ils reçoivent. D'ailleurs, ils sont toujours contents.

Les vrais programmeurs ne commentent jamais leur programme. Comme un programme est difficile à écrire. il doit être difficile à lire et encore plus difficile à modifier.

Les vrais programmeurs ne documentent jamais leurs oeuvres. Les documentations sont pour les simples d'esprit qui ne peuvent pas lire de listing, de code objet, ou de listing hexadécimal du programme.

Les vrais programmeurs ne dessinent jamais de graphiques : les graphiques ne sont que la forme illettrée des documentations. De plus, les hommes des cavernes dessinaient des graphiques et cela ne les a pas beaucoup aidés.

Les vrais programmeurs ne lisent jamais les manuels d'utilisation. Faire confiance à ce genre de documents est un signe de lâcheté et de non confiance en soi.

Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Cobol. Le Cobol est pour les octogénaires qui continuent à programmer sur du papyrus.

Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Fortran. Le Fortran est pour les ingénieurs en cravate et en chaussettes blanches qui prennent leur pied en faisant de l'analyse statistique ou des simulations de réacteurs nucléaires.

Les vrais programmeurs ne programment pas en Basic. En réalité, aucun vrai programmeur n'écrit plus en Basic après avoir atteint la puberté.

Les vrais Programmeurs n'écrivent pas en Lisp car seuls les programmes en Lisp contiennent plus de parenthèses que de code.

Les vrais programmeurs n'écrivent pas en Pascal, C, Bliss, Ada ou tout autre clone qui demande plus à taper le programme qu'à y réfléchir.

Les vrais programmeurs n'utilisent pas de générateur d'applications ou de programmes. Les instruments de ce genre sont pour les assistés ou les homosexuels.

Les vrais programmes des vrais programmeurs ne marchent jamais la première fois.

Mais ces programmes peuvent être modifiés pour fonctionner normalement après seulement une trentaine d'heures de debugging.

Les vrais programmeurs ne travaillent jamais de 9 heures à 17 heures. Si quelconque vrai programmeur est devant sa machine vers les 9 heures, cela veut dire qu'il y a passé la nuit.

Les vrais programmeurs ne jouent pas au tennis ou tout autre sport qui demande un changement de tenue vestimentaire.

L'escalade est un sport accessible et les vrais programmeurs portent toujours leurs chaussures de montagne pendant qu'ils programment au cas ou une montagne surgirait soudainement au milieu de la pièce.

Les vrais programmeurs ont horreur de la programmation structurée. La programmation structurée est pour les névrosés contrariés qui nettoient leurs bureaux, taillent leurs crayons, rangent leurs affaires et rentrent à l'heure pour manger.

Le vrai programmeur n'aime pas la programmation en équipe, à moins qu'il soit le chef.

Les vrais programmeurs n'ont pas besoin de managers. Les managers sont nécessairement méchants et mauvais. Ils ne vivent que pour discuter avec le chef du personnel, les contrôleurs des stocks, les commerciaux et autres déficients mentaux.

Les vrais programmeurs rejettent les nombres à virgules. La virgule a été inventée par des intellectuels qui pissaient au lit et qui ont été incapables de voir grand.

Les vrais programmeurs ne roulent pas en Renault ou en Peugeot ? Ils préfèrent les BMW, les Porches ou les 4x4. Les grosses motos sont aussi très estimées.

Les vrais programmeurs ne suivent jamais d'emploi du temps. Les managers font des emplois du temps. Les mauvais programmeurs ont besoin d'emploi du temps pour s'organiser l'esprit. Les vrais programmeurs ignorent les emplois du temps.

Les vrais programmeurs aiment le pop-corn. Les vrais programmeurs utilisent la chaleur dégagée par leur microprocesseur pour faire éclater le pop- corn. De plus, ils peuvent dire quel programme tourne sur l'ordinateur en écoutant le rythme d'éclatement du maïs.

Les vrais programmeurs connaissent chaque nuance de chaque instruction de tous les microprocesseurs et les utilisent toutes dans chaque vrai programme.

Les vrais programmeurs n'utilisent pas de souris ou tout autre instrument de ce type. La souris ne sert qu'aux analphabètes qui ne savent pas reconnaître les lettres imprimées sur les touches du clavier.

Les vrais programmeurs n'utilisent jamais d'éditeurs pleine page. Ce genre d'éditeur est bien trop facile à utiliser et permettrait d'éventuels curieux de visualiser une page entière de programme. Il est préférable d'utiliser un éditeur de ligne ou pas d'éditeur du tout.

Les vrais programmeurs n'emmènent jamais de casse-croûte. Si une machine vend des casse-croûtes alors ils mangent. Sinon, ils ne mangent pas. En tout cas, aucune machine ne vend de quiche.

Mais de toute façon, les vrais programmeurs ne mangent pas de quiche !